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About the project

Lors de sa résidence UNIDEE 2010, à la Fondation Pistolleto à Biele en Italie, le vêtement se fait sujet central du travail d’Alioum Moussa, objet de toutes les expérimentations et investigations. Il crée alors un concept artistique (doGoodGoods) explorant une branche du design vestimentaire qui utilise exclusivement des vêtements de seconde main ou ayant été jetésou abandonnés.doGoodGoodsAfter Now Project, est ainsi un projet artistique expérimental né de l’esprit d’Alioum Moussa. Deuxième étape du projet doGoodGoods (Biella 2010), doGoodGoodsAfter Now réinverse les tendances Nord-Sud de flux de vêtements entre ces deux pôles et réinscrit les problématiques liées à la « tendance fripe » dans leur environnement. Des rebuts textiles du Nord qui débarquent par container dans les ports et villes du Sud, Alioum Moussa fait de la fripe restylisée un concept artistique et social par delà les frontières établies.

doGoodGoodsAfter Now Project est conçu pour questionner et ouvrir un débat sur la transformation sociale. Au-delà de la qualité des vêtements, de ses origines et des problématiques (évoqués par le secteur de la friperie au Cameroun), ce qui apparait le plus intéressant pour doGoodGoodsAfter Now Project, c’est d’abord l’intention de faire du bien par la transformation des biens: matériels, humains etc.
doGoodGoodsAfter Now Project est bâti sur le lien existant entre ces deux mots, (do Good et Goods): ils évoquent un parti pris éthique et esthétique de la mode vestimentaire, insérée dans son contexte. Sur ce point, une certaine complexité se noue vis-à-vis de l’union même de deux mots et questionne les idées préconçues. La notion de bien-être par l’art du paraître se confronte alors à la mode comme bien/marchandise et aliénation. DoGoodGoodsAfter Now Project est une réflexion ouverte au débat sur la culture des apparences et ses conséquences économiques et sociales dans l’espace national qu’est le Cameroun.

Au Cameroun, la friperie est une activité qui connait un franc succès. Le marché Mokolo à Yaoundé (capitale politique) et celui de Nkoulouloun à Douala (capitale économique) sont les deux fiefs de cette manne qui nourrit plus d’une famille. La surconsommation textile du Nord profite au Sud, en créant des emplois et en apparaissant pour beaucoup de citoyens Camerounais comme un moyen efficace de lutter contre la crise économique: on s’habille bien et à moindre coût. L’argument économique est très convaincant pour des ménages dont le pouvoir d’achat ne permet pas de s’offrir un vêtement issu d’un magasin de prêt-à-porter. Un article de friperie, ou de seconde main, a avoir plus d’intérêt qu’un neuf acheté en boutique ou encore qu’une “chinoiserie” à bas prix. La friperie reste cependant un phénomène marqué du sceau de tiermondialisation et freine l’innovation et la créativité textile.
doGoodGoodsAfter Now Project sera un laboratoire d’échanges d’idées et des pratiquesen collaboration, entres créateurs de mode, artistes et autres acteurs de la société sur ce phénomène socio-économique. Il mettra en place une stratégie de collecte des vêtements à travers différents partenariats entre différentes associations oeuvrant dans le domaine et écoles de formations (Stylisme et Beaux-Arts). L’idée du whorshop est donc de collecter des vêtements usagés et de les remodeler à partir de croquis de plusieurs créateurs volontaires, tout public confondu (plasticiens, stylistes, étudiants). L’atelier envisage de mettre en place une petite unité de production, qui va être l’élément central de son activité. Un atelier de couture avec un équipement fiable pouvant répondre au besoin des ses différentes créations et ses résultats attendus.

About the artist

Alioum Moussa, membre de l’Art Bakery, travaille en effet depuis des années en tant que plasticien et designer à la création de projets artistiques, socio-économiques et textiles.